Un modèle d'être

Je ne précise pas de quel être il s’agit volontairement, tant pour moi le vivant est une unité, quelle que soit sa forme.

La première définition qui me vient est celle-ci : Un être vivant est tout d’abord un esprit qui utilise un corps pour sentir et percevoir l’environnement, afin de le modifier. Cette modification sera le signal de son action donc de son existence. Tout se passe comme si cet esprit de nature immatériel par essence, avait besoin de vérifier perpétuellement son existence, et ce par le biais du monde matériel, n’ayant aucun moyen de se sentir exister dans l’immatériel.

Ceci impose une première constatation : Les sens perceptible par nous sont tournés vers l’extérieur. En effet, si notre principal souci est de se sentir exister par la perception de l’action que nous avons sur le monde, alors ce sont nos sens tourné vers le monde qui nous sont indispensable.

En effet, il est simple de constater que, quand tout va bien, les perceptions internes sont faibles, les perceptions externes sont majoritaires. Ainsi nous décrivons cinq sens aux êtres vivants, la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat, le gout. Tous tournés vers l’extérieur. Or il existe bien d’autres sens qui perçoivent de façon automatique notre machinerie interne, qui lui permette de fonctionner de façon équilibré, de s’adapter en permanence. Ils gèrent  une quantité phénoménales de paramètres, bien plus que nos « cinq sens ».Ils sont tous hors conscience, automatiques.

 Depuis la nuit des temps, nous faisons un amalgame entre la partie consciente  et le tout d’un être. (Humain en particulier). C’est devenu particulièrement figé depuis les découvertes de la psychanalyse, où l’inconscient est devenu une bête curieuse, insaisissable, qui nous étonne chaque jour. Moi, c’est plutôt la conscience qui m’étonne chaque jour. L’inconscient, je ne le trouve pas si inconscient que cela ! Cet inconscient, je le nommerai plutôt le système de gestion majoritaire. Celui qui nous permet de rester en vie, de bouger, de faire, de parler, qui combine à une vitesse incroyablement plus rapide que la réflexion consciente, des milliards de données, celui qui est à l’origine des intuitions, source de toutes les avancées, de nos choix les meilleurs et j’en passe ! Et tout cela très discrètement, sans se faire remarquer. De temps à autres, lorsque les données manquent, il s’arrête, et se met en place une émergence que l’on appelle conscience. Celle-ci nous permet de prendre le temps de rechercher à l’extérieur et de compiler tout ce qui est nécessaire à la poursuite de son processus.

Un seul but : Se sentir exister.

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